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4 KAMPE REMIX DE JOE DWET FILE : LE CLIN D’OEIL DE BURNA BOY A FALLY IPUPA

Burna Boy dit : « ne prends pas le badman pour Fally Ipupa ».

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Ce vendredi 28 Mars 2025, Joe Dwet Filé le chanteur haitien, a enfin dévoilé le remix du hit planétaire 4 Kampe, en feat avec Burna Boy. La remarque principale est que la super star nigériane dans cette hypnose kompa puisée à la source du mythique groupe Ayiti Trubadur, s’essaie au créole haitien dans ses couplets, et il semble avoir adoré l’expérience et serait même preneur pour un nom bien antillais.

Don’t take badman fi Fally Ipupa.

Il fait surtout un clin d’oeil bien particulier à la super star congolaise Fally Ipupa, à travers une phrase qui peut avoir plusieurs interprétations. Si Burna Boy chante ses couplets en créole haitien avec même des termes francophones dans ses lyrics, le chanteur nigérian emprunte aussi des codes au parler jamaicain, notamment quand il parle de Fally Ipupa : « Hallelujah; Got too much money but I’m still a shooter; Don’t take badman fi Fally Ipupa.” En français il faut comprendre que « j’ai déjà eu beaucoup d’argent mais je demeure un tireur, ne prends pas le badman pour Fally Ipupa. »

Un hommage ou une pique ?

Dans l’entendement de tous les fans de Fally Ipupa à l’écoute de ce morceau, il apparaît que Burna Boy à travers ce clin d’œil, rend hommage à la star congolaise. Une façon de célébrer son travail en faisant une dédicace. Car dans le paysage musical africain, les célébrités de la musique nigériane sont connus pour être repliées sur elles-mêmes, ayant peu de respect ou de connaissance en ce qui concerne les cultures d’autres régions d’Afrique, notamment la partie francophone du continent. Du coup, quand l’une des plus importantes figures de l’industrie musicales du Nigeria fait un clin d’œil à Fally, malgré sa grande notoriété, cela fait plaisir à ses fans. Sa musique apparait régulièrement dans les stories de stars nigérianes, il a fait des feats avec Flavour, Tekno, Wizkid, 2Face, auparavant. Son featuring « chaise électrique » il y a plus de 15 ans avec l’américaine Olivia – du G Unit – avait construit à Fally un nom auprès du public anglosaxon africain. Aujourd’hui, il est établi que Fally Ipupa, du haut de ses 45 ans, et au vue de ses performances et palmarès, il est l’un des plus grands artistes de son temps. Il joue autant dans de grandes arènes que les étoiles nigérianes, et comme on dit, « Greatness rescpect Greatness ». Et dans l’idée que les nigérians se font de l’Afrique francophone, Fally Ipupa représente cette région, comme une bannière générique dont il prononce le nom pour toucher plus profondément ce marché, et l’effet semble atteint.

Un teasing pour un autre collaboration avec Fally Ipupa ?

Et quand l’« Odogwu » dit qu’il ne faut pas prendre le badman qu’il est pour Fally Ipupa, cela peut aussi être perçu comme une manière de saluer l’expertise de Fally Ipupa dans la création des chansons d’amour et des titres qui font danser. En gros d’être un lover dans un monde de bisounours. Mais cela reviendrait à dire que « Dicaprio La Merveille » est n’est pas thug. C’est vrai que le chanteur congolais a une image bien lisse, on ne le voit jamais avec de la weed par exemple, il évite les femmes qui essaient de venir danser trop près avec lui scène pendant ses concerts, mais ses surnoms disent long sur l’image de bad guy séducteur qu’il se fait néanmoins de lui, auprès des femmes : African James Bond, Aigle, El Rei Mago et plus. Mais tout compte fait, il demeure que Fally Ipupa est beaucoup moins badman que Burna Boy, en attendant de voir comment l’Empereur 243K va recevoir cette dédicace venant de Lagos. C’est vrai que sur son album, Joe Dwet File a déjà une collaboration avec Fally sur le titre « Elle m’a trouvé« . Mais faudrait – il voir dans le clin d’œil de Burna Boy un teaser pour un 4 Kampe 3 avec Fally ipupa en featuring ? Ou plutôt une collaboration à venir entre Fally et Burna Boy ?

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NOUVEL ARTISTE: POUR SON PREMIER SINGLE «TAPE DEDANS», MARKOLO FRAPPE FORT AVEC UN HYMNE DE LA GAGNE EN FEATURING AVEC AVEIRO DJESS.

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Ce 1er novembre est sorti sur les plateformes le titre « Tape Dedans », le tout premier single de Markolo en featuring avec le puissant ambianceur Aveiro Djess. Pour son premier single, le jeune artiste camerounais s’est donc associé à un faiseur de tubes, ayant déjà solidement forgé une tradition de hits bâtis à la fois sur la festivité et le message. « Tape Dedans », expression typiquement camerounaise, invite à viser et frapper où il faut. C’est un manifeste. Un mot d’ordre. Un refrain fait pour être scandé sur les dance floors, par ceux qui portent la mentalité de la gagne des champions de foot, et qui sont prêts à une chose : tout donner, maintenant.

Créé sous la direction artistique de Dex Willy, qui a déjà signé des titres notoires pour Tenor, Daphne, Stanley Enow ou Aveiro Djess, le titre afrotrap est ficelé pour les clubs. Produit par Sa Majesté Junior Abega, un des artisans pionniers du Mbole, il est composé pour captiver, entre l’énergie du rap et la force des mélodies afro, dans une savante interpolation où l’on pourrait trouver les bases de la prod du hit planétaire « Pilé » de Mauvais Djo. En clair, le titre ambitionne de marcher dans le même sentier : devenir un hit incontournable.

Comme Aveiro Djess, Markolo est signé en production et mamangement chez Level Up Corporation Music, le label fondé et dirigé par Paola Yoko. D’ailleurs il y a quelques mois, nous avions croisé les deux artistes ainsi que Dex Willy et Junior Abega lors du camp de création musicale organisé par le label à Douala. De cette immersion est né un maxi single, « Discover Markolo : le Bad Lover », qui doit permettre de découvrir les atouts de cet artiste, qui projette à la fois un magnétisme de bad boy et une souplesse de lover. Il n’y a qu’à écouter les titres du projet, comme « Tape Dedans » qui dégage du charisme, « Markolo Payé » un titre profondément séducteur, et « Pas de question » qui présente un grand sensible. Son personnage, le Bad Lover, il le tient de son enfance passée à écouter les femmes de sa famille : un séducteur qui ne force pas : « La musique, c’est ma façon de séduire sans grands discours. Et croyez-moi, ça marche »  assume-t-il.

Né au Cameroun, Marc-Etienne Tiako de son vrai nom, est le dernier d’une fratrie de quatre sœurs et un frère aîné. Il grandit entouré de femmes (sa mère, ses sœurs, ses tantes) et apprend très tôt à observer et à écouter. C’est au collège qu’il commence à rapper, au fond du bus scolaire, avec des amis qui trouvent en « Marko » quelque chose de spécial. Il part ensuite vivre en Europe, en France puis en Angleterre. Il y fréquente les studios parisiens et fait ses premières scènes à Londres.  Et quand vient le moment de retourner au Cameroun où il signe chez Level Up Corp. Music, il a une conviction : sa musique ne doit pas choisir entre l’Afrique et l’Europe. Elle doit porter un son africain aux standards internationaux.

Le clip du single « Tape Dedans » arrive sur YouTube, réalisé par le meilleur réalisateur de clips vidéo selon les Canal 2’Or 2026, Christian Olivier Freddy Mila Mbende a.k.a Lecris Mila. En attendant vous pouvez écouter le single « Tape Dedans » sur toutes les plateformes.

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MUSIQUE : LE SOUNDLAB STUDIO NETWORK OU L’AMBITION DE SOUTENIR L’EXCELLENCE MUSICALE SUR TOUT LE TERRITOIRE CAMEROUNAIS

Le projet porté par le Hennessy Studio, l’Africa Talents Hub et l’Institut français de Paris, a été présenté le 12 février à Douala.

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En date du jeudi 12 février 2026, le Hennessy Studio a accueilli le lancement officiel d’une initiative majeure pour l’industrie musicale camerounaise, le Soundlab Studio Network. ce énième programme du studio lancé en début 2025 par Brice ALbin Yamedzeu et la marque de cognac Hennessy dont il a été longtemps ambassadeur, est porté par l’Africa Talents Hub, en partenariat avec l’Institut français de Paris, à travers le programme Création Africa, notamment l’initiative Africa Creative Sounds, et vise à professionnaliser les studios d’enregistrement à travers tout le pays.

Par Ekwalla Christian

C’est dans le cadre enchanteur du quartier Denver à Douala, plus précisément à la « Villa 237 », que le devenir de la musique camerounaise et ses acteurs a été discuté le jeudi 12 février 2025 aux premiers rayons du soleil. Sous un ciel clément et dans l’effervescence de la semaine de la jeunesse, Africa Talents Hub a réuni le gratin des industries culturelles et créatives pour présenter son nouveau projet, le Soundlab Studio Network.

Parys Batonda, chroniqueuse TV et Brice Albin Yamedzeu, journaliste, producteur et présentateur

Un parterre de convives de haut vol

L’événement a brillé par la qualité de ses invités. Sous fond d’une sélection musicale de qualité, l’on pouvait apercevoir des hommes et femmes de médias aux côtés d’artistes et d’autres professionnels de l’industrie musicale.

Dans cette atmosphère solaire et conviviale, où les carnets d’adresses s’échangeaient entre deux notes de musique, les invités ont pu assister à une session explicative qui avait pour modérateur le promoteur du Hennessy studio, le journaliste et producteur Brice Albin Yamedzeu, qui présente chaque dimanche soir le talk show panafricain de divertissement, « Même Pas Fatigués » sur la chaîne Canal+ Magic des bouquets Canal + Afrique. Il a reçu tour à tour Jean-Pierre Boep, directeur des programmes du même studio, l’entrepreneur culturel et ingénieur du son Ekie Bozeur, ainsi que des artistes bénéficiaires du programmes SoundLab Studio Network à l’instar de Yung Time, Aspirine venus et Franky Beats, respectivement venus de Buea, Garoua et Bafoussam.

Joel Kamga aka Yung Time, promoteur du studio Otentik Rcords à Buea

Un panel qui a permis d’exposer avec clarté la mission du Soundlab Studio Network, celle de structurer l’industrie là où elle est la plus fragile. Un objectif justifié par Brice Albin face aux journalistes : « Le talent ne se résume pas aux capitales économique et politique du Cameroun. Il y en a dans toutes les régions, mais ces talents manquent d’infrastructures, de formation et d’accès aux partenaires internationaux ». En clair, le projet ne se contente pas de mots. Pour sa première phase, quatre pôles ont été sélectionnés dans quatre régions distinctes du Cameroun, à l’instar de Kribi (Sud), Garoua (Nord), Bafoussam (Ouest) et Buea (Sud-Ouest).

Tadjio Franklin aka « Franky Beatz », promoteur du studio 3.0 Records à Bafoussam

C’est donc un accompagnement à 360 degrés qui est proposé aux jeunes talents avec trois piliers fondamentaux, dont celui de la structuration, suivi de la formation et enfin l’équipement.

Josias Ahmadou Gafangal aka « Aspirine », promoteur studio « Onction Records » à Garoua

Durant la même journée, Ekie Bozeur a d’ailleurs offert aux 4 talents sélectionnés une séance de formation. « Ma contribution sera de leur rappeler pourquoi et pour qui il faut créer. La réussite de la distribution et de la promotion de la musique dépend des décisions que l’on prend au studio au moment de la création, par rapport au style, la qualité du mixage.« 

Ekie Bozeur, ingénieur du son, promoteur de Ekie Bozeur Entertainment et formateur dans le SoundLab Studio Network

Dans les détails, le projet envisage d’aider les studios locaux à devenir de véritables entreprises, à déployer des facilitateurs nationaux et internationaux pour monter en compétences, enfin à apporter un renforcement matériel technique pour garantir une qualité sonore arrimée sur les standards internationaux. »

Un champ culturel en proie à la désertification

Si le Cameroun regorge de génies bruts, la réalité du terrain est souvent celle du « système D ». « En dehors des pôles économiques et politiques tels que Douala, Buea et Yaoundé, l’accès à un enregistrement de qualité est un parcours épineux » souligne Jean-Pierre Boep, directeur du développement des programmes de Hennessy Studio.

Jean-Pierre Boep, directeur du développement des programmes de Hennessy Studio

Aujourd’hui, un jeune talent de Garoua ou de Kribi doit souvent choisir entre l’exode vers les grandes métropoles, au risque de se perdre dans la jungle urbaine et ses coûts, et l’enregistrement sur place, dans des conditions précaires, avec un matériel parfois obsolète qui ferme les portes des radios et des plateformes de streaming haut combien exigeantes. Un plafond résistant que l’initiative a décidé de briser pour sortir de la « dictature » des capitales. Avec un objectif final ambitieux, celui de couvrir les dix régions du pays afin de créer un réseau interconnecté de studios de haute qualité, cette rencontre n’était que le premier acte d’un agenda durable. En facilitant l’accès aux sponsors et aux réseaux de diffusion mondiaux, le Soundlab Studio Network entend s’imposer comme le nouveau catalyseur du génie musical camerounais. Et en structurant ces pôles régionaux, le Africa Talents Hub ne fait pas que de la promotion culturelle ; il participe ainsi à l’économie nationale par la transformation des passionnés isolés en potentiels entrepreneurs culturels.

Dès lors, une certitude est née, le prochain tube planétaire camerounais ne viendra peut-être pas d’un studio de Douala, mais d’une cabine d’enregistrement fraîchement outillée à l’autre bout du Cameroun, à Kribi, à Bafoussam, Garoua, ou à Buéa. Retrouvez sur YouTube notre sujet vidéo à propos.

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SABRINA: DE BAFOUSSAM AUX OREILLES MONDIALES, LA FLAMME D’UNE EXPORTATRICE DE LA MUSIQUE CAMEROUNAISE

« aujourd’hui mon label et moi sommes déterminés à exporter la musique de notre pays ».

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En 2024, elle sortait son EP « Unstoppable », un premier projet qui portait l’énergie qui l’accompagne depuis le début : la détermination d’une jeune fille camerounaise que la musique passionne depuis toute petite. Depuis son engagement sous le label Afrobit Productions en 2020 aux côtés d’artistes comme son collègue Martins, Sabrina Wamba connue sous le nom d’artiste Sabrina Love, a bien évolué. Entre autres, nomination aux Canal2’or, prestation aux Trace Awards, performance au programme Global Spin de la Recording Academy (Grammy Awards), networking international, allant au contact d’artistes comme Tems, collaborations nationales avec Kocee, Stanley Enow, et même un featuring avec D Smoke, rappeur américain vainqueur du télécrochet Rythm & Flow, inspiration américaine de La Nouvelle Ecole. En septembre 2025 est sorti son nouvel album « Freely » qui symbolise une nouvelle étape dans la carrière de celle qui est déterminée à exporter la musique camerounaise sur la scène mondiale. Dans ce sujet vidéo, elle a répondu à nos questions en marge de l’une des soirées d’écoute du projet, à Douala – son label en a organisé également à Yaoundé, Johannesbourg, Lagos aussi.

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